Aller au contenu principal Aide Panneau de contrôle

RANA

Echange - Solidarité - Fraternité

Accueil «   Qui sommes nous ? «   Actualité «   Sujet de discussion: Point sur la situation alimentaire au Niger «  

La crise alimentaire 2010 au Niger.

Suivant / Index

Appel exceptionnel aux dons, en effet en 2010, les mêmes causes insuffisamment traitées reproduisent les mêmes effets qu'en 2005. Exemple la mesure de mil: décembre 2009 = 350 francs CFA (0.53€), février 2010 = 500 francs CFA (0.76€), mai 2010 = 750 francs CFA (1.14€) et nous sommes très loin de la future récolte qui aura lieu à l'automne. Suivez ce lien pour lire l'article complet


En 2005 déjà, l'association RANA avait du intervenir et alerter l'opinion publique au sujet d'une grave famine au Niger. Malheureusement, à cette époque, notre cri d'alarme qui venait en même temps que celui d'autres observateurs quotidiens de la situation au Niger, avait eu un écho limité (y compris dans la diaspora nigérienne) et il avait fallu, d'une part l'intervention de Médecins sans Frontières, d'autre part la visite à Zinder de M Kofi Annan alors Secrétaire Général de l'ONU, pour que la triste vérité soit enfin admise avec plusieurs mois de retard.


Voici ce que Mr Annan avait déclaré alors à son retour de Zinder en 2005:

Mardi 23 août 2005, à Zinder, une des principales régions agricoles du Niger, j'ai rencontré une jeune femme de 23 ans du nom de Sueba. Pour obtenir des secours alimentaires, elle avait parcouru plus de 75 kilomètres avec, dans les bras, sa fille, Zulayden, âgée de deux ans. Sueba avait déjà perdu deux enfants, morts de faim, et celle qui lui restait ne pesait que 60 % du poids normal d'un enfant de son âge. Elle craignait qu'au pis Zulayden ne survive pas, qu'au mieux l'enfant connaisse, toute sa vie, la faim et les privations qu'elle-même ne connaissait que trop bien. Avec dans les yeux un regard que je n'oublierai jamais, elle implorait le monde d'entendre son appel à l'aide, non seulement ce jour-là mais aussi dans les mois et les années à venir.
Le peuple et le gouvernement du Niger traversent une multitude d'épreuves redoutables, dont la faim, une sécheresse persistante, l'avancée de la désertification, des invasions de criquets pèlerins et des marchés régionaux en déconfiture. Tant l'activité humaine que la nature entrent en jeu. Au Sahel, la désertification et la dégradation de l'environnement privent la population de terres cultivables et d'eau potable, la vouant à la famine. La médiocrité des performances des marchés régionaux fait que de nombreux ménages pauvres n'ont pas les moyens de s'alimenter.

La pauvreté, annonciatrice de la faim, est l'éternelle toile de fond de cette détresse. Ce n'est pas un hasard si le Sahel occidental, terre d'élection de la faim, est une des régions les plus pauvres et les plus inaccessibles de la planète. Et la faim, à son tour, fait souvent le lit de l'instabilité sociale, des émigrations massives, de la maladie et de la violence. Homère l'a bien dit, il y a des siècles : "La faim est pleine d'insolence."

Force est de constater qu'en 2010, les mêmes causes insuffisamment traitées reproduisent les mêmes effets. Ainsi, notre association nigérienne jumelle, Hasken RANA, enregistre une montée vertigineuse du prix du mil, denrée produite sur place et servant de base à l'alimentation. Jugez plutôt:

  • En décembre 2009 la mesure de mil coûtait 350 francs CFA (0.53 euros)
  • En février 2010 la mesure de mil coûtait 500 francs CFA (0.76 euros) ce qui commençait à poser des problèmes à de nombreux foyers.
  • En mai 2010 la même mesure coûte 750 francs CFA (1.14 euros)

En outre, nous sommes très loin de la future récolte qui aura lieu à l'automne. On imagine mal les sommets que va atteindre le prix du mil. A cela s'ajoute de nombreuses hausses (carburant, autres denrées alimentaires,….)


Nous tiendrons à ce sujet sur ce site un petit observatoire des prix dans la région de Zinder. Vous pourrez ainsi y suivre l'évolution du coût de la vie.

Par ailleurs de nombreux médias et organismes internationaux ont fait part de l'existence de cet état de crise alimentaire très préoccupant: Le Figaro, Swissinfo, RFI, l'ONU par l'intermédiaire de son secrétaire général adjoint John Holmes, Caritas International, Le Monde.....

Aussi, nous avons décidé de poursuivre nos efforts notamment:

  • en implantant de nouvelles banques céréalières dès la nouvelle récolte, en particulier sur la commune 5 de Zinder. (rappel: pour l'instant nous avons créé 5 banques céréalières durant les 3 dernières années, elles permettent le stockage sur place de la récolte de mil et la revente par les villageois eux-mêmes à prix coutant, soit entre 350 et 500 francs CFA la mesure, pour les dernières faites en février 2010,  prix stable toute l’année). Pour plus d'information suivre: Banques céréalières
  • en proposant des micro-crédits sans intérêts aux villageois, ce système leur permet de mettre en place des projets individuels ou collectifs, selon les cas. Pour plus d'information suivre: Micro crédits
  • de procéder à des ventes de céréales à prix modérés (très en dessous des prix du marché)
  • de faire des distributions ciblées de céréales auprès de populations en grande détresse.


Nous privilégierons les deux premières solutions qui ont un caractère durable et conduisent les bénéficiaires à cogérer les actions avec RANA. Mais l'urgence pourrait nous pousser, si les moyens nous le permettent, à engager des actions pour les deux dernières qui répondent de façon ponctuelle à un besoin et permettent aux bénéficiaires de tenir en attendant la nouvelle récolte.

Aussi, nous nous permettons de lancer un appel exceptionnel à votre générosité sachant qu'une délégation de RANA sera au Niger à partir du 13 juillet et mettra l'accent sur l'aide aux familles les plus démunies.


Les dons sont à envoyer à Association RANA, 14, rue Auguste RENOIR 87000 Limoges. Un reçu fiscal vous sera adressé qui vous permettra de défalquer de votre impôt sur le revenu 2011, 66% du montant de votre aide. Pour plus d'information voir:  Comment nous aider?



Images de 2005, bien entendu, les premières victimes de la famine sont les enfants et les mèresImages de 2005, bien entendu, les premières victimes de la famine sont les enfants et les mères Images de 2005, les premières victimes de la famine sont les enfants et les mèresImages de 2005, les premières victimes de la famine sont les enfants et les mères Images de 2005, les premières victimes de la famine sont les enfantsImages de 2005, les premières victimes de la famine sont les enfants

 

Comment nous aider? et voir les actions effectuées grace aux Donateurs privés

Suivant / Index

Outils
* Ajouter un commentaire
Qui sommes nous ? »
Voir aussi
Surveiller
Fichiers récents
Commentaires récents
Partager
* Inviter des participants
* Partager sur Facebook
* Partager sur Twitter
* Partager sur LinkedIn
* Référencer cette page
* Sauver en PDF
* Copier dans MS-Word
* Imprimer cette page
Suivez l'actualité de RANA sur Twitter ou sur Facebook ou sur FriendFeed